Au Sommaire
Conseils pour renforcer le système immunitaire

Conseils pour renforcer le système immunitaire

Virginie Verglas Mis à jour le 29/07/2026 4 min

Rhumes, otites, pharyngites, angines sont autant de maux susceptibles de nous gâcher la vie lors des changements brutaux de température. Il existe quelques habitudes nutritionnelles pour accompagner la saison froide : propolis, échinacée, vitamine C, extrait de pépin de pamplemousse. Aucune ne remplace le sommeil, l’aération des pièces et le lavage des mains, et aucune ne dispense de consulter quand la fièvre s’installe. L’assiette d’hiver a ses classiques : voir les alliés naturels de l’hiver.

L’échinacée, pour prévenir les maux de l’hiver

À l’époque, les Amérindiens vivant dans les grandes plaines à l’est des Rocheuses s’en servaient pour soigner certains problèmes de santé, comme les infections des voies respiratoires et autres morsures de serpent. Délaissée au XXe siècle au profit des antibiotiques de synthèse, elle est revenue dans les rayons comme plante de l’hiver, et c’est l’une des rares de cette page à disposer d’un vrai dossier clinique. L’Agence européenne du médicament classe l’échinacée pourpre en usage bien établi pour prévenir et traiter le rhume sur de courtes périodes : les essais les plus pertinents chez l’adulte montrent que le jus pressé pris par voie orale, dès les premiers signes, améliore les symptômes plus vite qu’un placebo (EMA, Echinaceae purpureae herba).

Deux nuances à garder en tête : cela concerne le rhume, pas les otites ni les angines, et « plus vite qu’un placebo » n’est pas « empêche de tomber malade ».

**Consommation :**Cette fleur qui ressemble à une marguerite rose peut être consommée en extrait de racine, en extrait fluide, en jus, capsules, gélules, infusions (1 g de racine dans une tasse, 6 fois par jour), décoctions, teinture mère.

→ Les dosages varient beaucoup d’une préparation à l’autre : suivez ceux de la boîte, et demandez conseil à votre pharmacien plutôt que de cumuler les formes.

Le propolis, pour enrayer la maladie dès les premiers symptômes

Ce produit naturel est bien connu des abeilles, puisqu’elles le récoltent sur les bourgeons de conifères. Elles y ajoutent de la cire et leurs sécrétions salivaires pour en faire un enduit qui viendra tapisser leur ruche pour les protéger des agressions et germes infectieux.

Efficaces contre les affections ORL

  • En prévention des rhumes, des pharyngites ou extinctions de voix
  • Pour enrayer un début d’infection
  • Soulager le nez irrité par le rhume
  • Adoucir la gorge et la sphère ORL, comme les autres produits de la ruche.

**Consommation :**Faites une cure de 20 à 30 jours pour prévenir ou soigner une infection débutante de manière efficace. Il peut être consommé sous forme de gélules (dosées à 250 mg, 2 à 4 par jour), de teinture mère (1 goutte le 1er jour, puis 2, puis 3… jusqu’au 14e jour, puis diminuer à nouveau la dose) ou de sachets de poudre (50 mg par jour). Pour adoucir le nez irrité ou la gorge, privilégiez la pulvérisation nasale sous forme de spray pour soulager le nez irrité ou la gorge.

Acheter de la propolis sur Internet.

En cure, beaucoup se tournent aussi vers la gelée royale.

NouveauCouverture : Ma Bible des remèdes naturelsMa Bible des remèdes naturels+ de 1 000 remèdes, recettes & conseils pour 60 maux du quotidienDisponible sur Amazon

La vitamine C, pour maintenir une bonne fonction immunitaire

La vitamine C porte l’une des rares allégations de santé autorisées au niveau européen : elle « contribue au fonctionnement normal du système immunitaire », après évaluation de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (règlement UE 432/2012). Contribuer à un fonctionnement normal, ce n’est pas empêcher d’attraper un rhume : la formule est prudente parce que les données le sont.

**Consommation :**Privilégiez les aliments naturels. Le poivron, la papaye, le kiwi, l’orange et la mangue font partie de ceux qui concentrent le plus de vitamine C.

L’extrait de pépin de pamplemousse, à connaître avant d’en acheter

C’est le complément le plus vendu de cette liste, et celui sur lequel on lit le plus de promesses : on le présente couramment comme un « antibiotique naturel » actif sur des centaines de souches de bactéries et de virus. Ce n’en est pas un, et aucune donnée solide ne soutient cette liste.

Ne lui demandez pas de traiter une infection. Cette page a longtemps proposé l’extrait de pépin de pamplemousse contre les intoxications alimentaires, les diarrhées, les maladies parasitaires et l’ulcère de l’estomac : nous avons retiré ces indications, parce qu’elles relèvent toutes du médecin. L’ulcère en particulier demande un diagnostic et un traitement documenté, et le temps passé à essayer autre chose est du temps perdu.

Deux précautions concrètes :

  • Interactions médicamenteuses. Le pamplemousse contient des substances (bergamottine et 6,7-dihydroxybergamottine) qui inhibent fortement l’enzyme CYP3A4 : l’ANSM le classe parmi les inhibiteurs enzymatiques et rappelle que l’effet n’est pas une perte d’efficacité du médicament, mais une augmentation de la fréquence et de la gravité de ses effets indésirables, les personnes de 70 ans et plus étant les plus exposées (ANSM, Interaction médicaments et jus de pamplemousse). Si vous prenez un traitement au long cours, la question se pose au pharmacien avant l’achat.
  • La composition réelle du flacon. Préférez un produit sans alcool, sans conservateur et sans additif, et vérifiez sur l’étiquette qu’il s’agit bien de pépins de Citrus paradisi, le pomelo. Les formulations du commerce varient beaucoup d’une marque à l’autre.
Ajouter Grands-Mères.net à mes sources préférées Un réglage rapide sur Google pour retrouver nos astuces plus souvent dans vos résultats.
Envoyer à un ami
Portrait de Virginie Verglas

Virginie Verglas

Journaliste et autrice, Virginie a fondé Grands-Mères.net en 2012. Son nouveau livre, « Ma Bible des remèdes naturels », vient de paraître.

Découvrir son nouveau livre Nouveau

À découvrir ensuite