Aphte : 15 remèdes naturels de grand-mère
Comment soigner un aphte naturellement ?
L’aphte est douloureux et très désagréable. Stress, fatigue, alimentation : nombreuses sont les causes d’apparition d’un aphte. Présent sur la langue ou les gencives, il rend chaque bouchée pénible.
Une chose est à savoir avant tout le reste : un aphte banal guérit tout seul, en 10 à 15 jours et sans cicatrice (ameli.fr, Aphte de la bouche : symptômes et causes). Aucun remède de grand-mère ne raccourcit ce délai. Ce qu’ils peuvent faire, en revanche, c’est rendre l’attente moins douloureuse. C’est déjà beaucoup.
Une règle vaut pour tous les gestes qui suivent : rien d’acide, rien de brûlant sur la lésion, et jamais d’huile essentielle pure dans la bouche, sans aucune exception. La muqueuse est fine, et elle est déjà à vif.
Une seule préparation échappe à la clause « rien qui pique » : la teinture de myrrhe, parce qu’une monographie européenne la prévoit et l’encadre. Attention, il s’agit bien de la teinture, une préparation alcoolique, et non de l’huile essentielle de myrrhe, qui se vend elle aussi et qui, comme toutes les autres, ne s’applique pas dans la bouche. Nous disons plus bas à quelles conditions.
Voici, en un coup d’œil, le geste qui correspond à votre situation.
| Votre situation | Le geste conseillé |
|---|---|
| Un aphte isolé, douleur supportable | Bain de bouche au bicarbonate bien dilué ou à l’eau salée, 2 fois par jour |
| La douleur gêne surtout aux repas | Sachet de thé noir humide posé 5 à 10 minutes avant de passer à table, ou une couche d’huile de coco qui isole la lésion |
| Vous voulez un produit reconnu pour cet usage | Teinture de myrrhe diluée, en bain de bouche, 3 fois par jour |
| Vous cherchez surtout à endormir la douleur | Gel d’aloe vera sorti du réfrigérateur, ou une cuillerée de yaourt nature froid |
| Vous êtes allergique aux pollens | Écartez la propolis et tous les produits de la ruche |
| Un enfant | Bain de bouche tiède au bicarbonate dilué ou à l’eau salée s’il sait recracher, yaourt nature ou huile de coco, et rien d’autre sans avis médical |
| Des poussées qui reviennent | Notez les aliments déclencheurs et parlez-en à votre médecin |
7 bains de bouche pour calmer la douleur

Le bain de bouche est le geste de base contre l’aphte : il apaise la douleur et garde la bouche propre, ce qui est le minimum quand une plaie est ouverte. Dans tous les cas qui suivent, gardez le liquide en bouche quelques secondes puis recrachez : aucune de ces préparations ne s’avale. Tiède toujours, jamais chaud.
Les trois préparations minute
- Au bicarbonate de soude : diluez 1 c. à café de bicarbonate de soude alimentaire dans un grand verre d’eau tiède, 2 fois par jour, une semaine au plus : si l’aphte est toujours là ensuite, c’est au dentiste de le voir. Le bicarbonate se dilue toujours : appliqué en pâte épaisse à même l’aphte, il irrite une muqueuse déjà abîmée.
- À l’eau salée : 1 c. à café de sel, gros ou fin, dans un verre d’eau tiède.
- À l’argile verte : 1 c. à café d’argile verte dans un verre d’eau tiède, mélangez, puis faites un bain de bouche une fois par jour.
Les quatre décoctions de nos grands-mères
Celles-là se préparent à la casserole. Rien n’établit qu’elles fassent cicatriser plus vite, et nous préférons le dire : ce sont des recettes de famille, transmises de longue date, et qu’on recrache au lieu de les avaler. Si l’une d’elles vous soulage, elle a rempli son office. Deux d’entre elles demandent tout de même quelques précautions, que nous donnons juste après la liste.
- Au thym : mettez 2 branches de thym frais dans une tasse, versez l’eau bouillante par-dessus, laissez infuser plusieurs minutes, filtrez et laissez tiédir.
- Aux fanes de carottes : lavez une petite poignée de fanes, jetez-les dans 2 verres d’eau et laissez frémir 10 minutes environ. Filtrez, laissez tiédir.
- À l’ortie : faites bouillir 2 c. à café d’ortie dans une casserole d’eau, laissez refroidir, filtrez. Une tisane d’ortie toute prête fait aussi bien l’affaire.
- À la sauge, ou à la camomille : versez 250 ml d’eau bouillante sur 1 c. à café de sauge officinale séchée, ou sur 2 c. à café de fleurs de camomille matricaire. Laissez infuser 10 minutes à couvert, filtrez, laissez tiédir, puis faites-en un gargarisme doux 2 à 3 fois par jour. Quelques feuilles de sauge fraîches font aussi bien l’affaire que la plante séchée.
Ces sept préparations se valent : prenez celle dont vous avez la plante sous la main.
Deux d’entre elles ont tout de même un statut à part, et autant le dire. La sauge et la camomille matricaire figurent l’une et l’autre au répertoire des monographies de plantes de l’Agence européenne des médicaments, en usage traditionnel : la sauge pour soulager les inflammations de la bouche et de la gorge (EMA, monographie Salvia officinalis folium), la camomille pour le traitement des petits ulcères et des inflammations de la bouche et de la gorge (EMA, monographie Matricaria recutita flos), soit le libellé même qui vaut à la myrrhe sa place plus bas. Cet enregistrement ne prouve pas qu’elles cicatrisent : il atteste d’un usage ancien, constant, et jugé sans danger à ces doses. C’est déjà plus que ce que nous pouvons dire du thym ou des fanes de carottes.
Leurs précautions viennent des mêmes documents, et elles ne sont pas les mêmes pour les deux. La sauge est déconseillée pendant la grossesse et l’allaitement, faute de données suffisantes, et son usage n’est pas établi avant 18 ans. Virginie la déconseille par ailleurs aux personnes épileptiques, et nous suivons sa prudence : la monographie européenne ne signale de risque de convulsions que pour l’huile essentielle à forte dose, mais sur ce terrain-là nous préférons prévenir que d’avoir raison. La camomille prend le relais dans ces situations : sa monographie conclut à l’inverse pour l’infusion de fleurs, dont la sécurité pendant la grossesse et l’allaitement est, elle, établie. En revanche, la camomille s’écarte en cas d’allergie aux Astéracées, la famille de la marguerite, de l’arnica, du pissenlit et de l’ambroisie, et son usage en bain de bouche n’est pas établi avant 12 ans. Pour l’une comme pour l’autre, la monographie pose la même limite de durée que celle de la myrrhe : au-delà d’une semaine sans amélioration, il faut consulter.
Attention à ne pas confondre les feuilles de sauge, qui s’infusent, et l’huile essentielle de sauge officinale : celle-ci fait partie des quinze huiles essentielles qui ne peuvent être délivrées qu’en pharmacie, en raison de leurs propriétés neurotoxiques, irritantes, phototoxiques ou cancérogènes (Anses, Vigil’Anses n° 24). Elle n’a pas sa place dans la bouche.
Le thé noir
Après avoir bu un thé noir nature, essorez légèrement le sachet et laissez-le tiédir. Appliquez-le ensuite directement sur l’aphte, jamais chaud, et laissez poser 5 à 10 minutes en maintenant une légère pression. Renouvelez 3 fois par jour, avec un sachet neuf à chaque application : un sachet déjà utilisé et laissé à l’air n’a plus rien à faire sur une plaie ouverte. Tant qu’à poser une feuille de thé sur une muqueuse à vif, autant la choisir bio.
Le thé noir est riche en tanins, dont le goût astringent resserre la bouche : c’est le geste que nos grands-mères employaient pour endormir la douleur. Rien n’établit qu’il fasse cicatriser plus vite, mais un sachet de thé humide posé sur une petite plaie ne présente aucun risque.
La myrrhe
La myrrhe est, avec la camomille du bain de bouche, l’un des deux seuls remèdes de cette liste à disposer d’une reconnaissance officielle pour cet usage précis. L’Agence européenne des médicaments retient la teinture de myrrhe en usage traditionnel pour le traitement des petits ulcères et des inflammations de la bouche, stomatites et gingivites comprises (EMA, monographie Commiphora molmol).
La même monographie donne le mode d’emploi, et distingue deux voies :
- diluée : 0,5 à 5 ml de teinture dans 150 ml d’eau, en bain de bouche ou en gargarisme, 3 fois par jour ;
- pure : la teinture non diluée déposée sur la lésion à l’aide d’un coton-tige, 2 à 3 fois par jour.
Cette seconde voie est la seule exception à la règle posée plus haut, et elle mérite une explication plutôt qu’un silence. La teinture de myrrhe est une préparation alcoolique : la monographie la définit comme un extrait obtenu à l’éthanol à 90 %. Elle pique donc, et le document le reconnaît lui-même en indiquant que l’alcool qu’elle contient peut provoquer une douleur passagère et une irritation à l’application sur la muqueuse. Si la monographie l’admet malgré tout, c’est qu’il s’agit de quelques gouttes déposées sur la lésion seule, 2 à 3 fois par jour, dans le cadre d’un usage traditionnel enregistré et documenté. Ce qui la sépare du jus de citron n’est donc pas une question d’indulgence de notre part : c’est une dose, une surface et un encadrement officiel. En cas de doute, tenez-vous-en à la voie diluée, qui soulage sans brûler.
Ses précautions figurent également dans la monographie : la myrrhe est déconseillée aux enfants de moins de 12 ans, ainsi que pendant la grossesse et l’allaitement, faute de données suffisantes. Si les symptômes persistent au-delà d’une semaine, il faut consulter.
Le gel d’aloe vera
Le gel d’aloe vera est frais, un peu gluant, et il tient sur la muqueuse : c’est ce qui en fait un geste apprécié quand l’aphte fait mal au repos. Déposez-en une petite quantité sur la lésion avec un coton-tige propre, laissez sécher le temps qu’il forme une pellicule, et renouvelez 3 fois par jour, après les repas et avant le coucher. Gardez le tube au réfrigérateur : le froid est ce qui endort le mieux ce genre de douleur, et il ne coûte rien.
Deux conditions, et la seconde compte davantage que la première. Prenez un gel du commerce pur, à 99 % au moins, et non une feuille que vous coupez chez vous. La partie externe de la feuille sécrète en effet un latex jaune riche en dérivés hydroxyanthracéniques, que l’autorité européenne de sécurité des aliments considère comme potentiellement génotoxiques et cancérogènes ; seul le gel du centre de la feuille se consomme (Anses, note 2018-SA-0 188 sur les feuilles fraîches d’Aloe vera). Cette note vise la consommation de feuilles fraîches, et elle recommande par précaution de l’éviter, gel compris, chez l’enfant, la femme enceinte ou allaitante et les personnes fragiles. Un aphte étant dans la bouche, on en avale forcément un peu : nous étendons donc la même prudence à cet usage, et dans ces trois situations nous préférons le bain de bouche tiède.
L’huile de coco vierge
L’huile de coco est solide dans son pot et fond à la chaleur de la bouche. Posée sur un aphte, elle laisse un film gras qui isole la plaie du contact des aliments : c’est le geste à faire juste avant de passer à table, quand c’est là que la douleur se réveille.
Prélevez-en un peu avec un coton-tige propre et appliquez en couche épaisse sur la lésion. Renouvelez 4 fois par jour, après les repas et avant le coucher. Choisissez une huile de coco vierge de qualité alimentaire, celle du placard de cuisine, et non un produit cosmétique. Rien n’établit qu’elle fasse cicatriser plus vite ; elle rend l’aphte moins sensible au frottement, et c’est déjà ce qu’on lui demande.
Nouveau
Ma Bible des remèdes naturels+ de 1 000 remèdes, recettes & conseils pour 60 maux du quotidienLe yaourt nature
Voilà le remède le plus facile à avoir sous la main, et celui qui convient à peu près à tout le monde, enfants compris dès qu’ils mangent à la cuillère. Prenez 1 cuillère à soupe de yaourt nature non sucré, gardez-la une minute au contact de l’aphte, puis avalez. À faire 2 fois par jour, matin et soir, après le brossage des dents.
Le froid et l’onctuosité du yaourt endorment un moment la douleur, et c’est exactement ce que vise l’Assurance maladie quand elle conseille de privilégier les produits froids, laitages et glaces, pendant une poussée. Nos grands-mères le prenaient au lait entier, plus enrobant : il n’y a aucune raison de faire autrement.
Le miel de Manuka
Le miel figure depuis toujours dans la pharmacie domestique, et celui de Manuka, venu de Nouvelle-Zélande, est celui que la tradition récente réserve aux petites plaies. Sur un aphte, le geste est simple : une pointe de miel déposée au coton-tige sur la lésion, après les repas, qu’on laisse fondre sans rincer. C’est épais, ça tient en place, et c’est sucré, ce qui ne gâche rien quand chaque bouchée fait mal.
Nous n’avons pas trouvé de travaux établissant qu’il fasse cicatriser un aphte plus vite, et nous préférons le dire. Une contre-indication, en revanche, ne souffre aucune exception : jamais de miel, quelle qu’en soit l’origine, avant l’âge de 1 an. L’Anses est catégorique sur ce point, parce que le miel peut contenir des spores de la bactérie responsable du botulisme, dont l’intestin d’un nourrisson ne sait pas encore se défendre (Anses, pas de miel pour les enfants de moins d’un an).
Le basilic
Mâchez lentement quelques feuilles de basilic fraîches. C’est un geste que la tradition populaire recommande de longue date contre les aphtes. Nous n’avons pas trouvé de travaux qui l’étayent, et nous préférons le dire. Mâcher une feuille de basilic ne présente pour autant aucun risque : si cela vous soulage, il n’y a aucune raison de s’en priver.
Nos grands-mères l’employaient aussi en bain de bouche : faites infuser une poignée de feuilles dans 1 l d’eau bouillante pendant 30 minutes, laissez refroidir, filtrez.
La propolis
La propolis, cette résine que les abeilles récoltent sur les bourgeons, compte parmi les produits de la ruche les plus employés contre les petits maux de bouche. Mâchez lentement un petit morceau de propolis brute et maintenez-le contre l’aphte 5 à 10 minutes, 3 fois par jour après les repas. Deux réserves de plus, tirées de notre livre de remèdes : pas plus de 7 jours d’affilée, et on s’abstient pendant la grossesse et l’allaitement.
Une réserve plus importante encore avant d’essayer : la propolis est un allergène reconnu. L’Anses rappelle que l’allergie aux pollens constitue un facteur de risque d’allergie aux produits de la ruche, et recommande d’éviter ces produits chez les personnes asthmatiques, au terrain atopique, et en particulier chez les personnes allergiques aux pollens (Anses, avis 2017-SA-0 215). Ce même avis recense un cas de stomatite survenu après la prise de pastilles de propolis : sur une bouche déjà irritée, le remède peut aggraver ce qu’il devait calmer.
Si vous n’êtes concerné par aucune de ces situations, préférez une propolis pure, sans arôme ajouté.
Les conseils de nos grands-mères
- Évitez les aliments que l’Assurance maladie cite parmi les facteurs favorisants : noix, cacahuètes, gruyère et parmesan, fraises, raisins et tomates non pelées.
- Pendant la poussée, écartez tout ce qui est acide, épicé, chaud ou dur. Le citron et le vinaigre, longtemps conseillés contre les aphtes, entrent précisément dans cette catégorie : déposés sur une plaie ouverte, ils réveillent la douleur au lieu de la calmer.
- N’appliquez jamais d’huile essentielle pure sur un aphte. La recommandation officielle relayée par l’Anses est de ne pas appliquer d’huiles essentielles pures sur les muqueuses, et la bouche en fait partie (Anses, Vigil’Anses n° 24). Diluée, une huile essentielle sort de cette interdiction précise, mais elle n’en devient pas anodine pour autant : l’Anses recommande de demander conseil à un professionnel de santé avant tout usage. Une recette d’huile essentielle diluée, laurier noble compris, se valide donc auprès de votre pharmacien, jamais sur la foi d’une recette trouvée en ligne.
- Privilégiez les aliments froids, laitages frais ou glaces, qui endorment un peu la douleur.
- Continuez à vous brosser les dents malgré la gêne, avec une brosse très souple et un dentifrice sans lauryl sulfate, que l’Assurance maladie décrit comme une substance irritante pour les muqueuses (ameli.fr, Aphtes de la bouche : que faire et quand consulter). C’est le même réflexe d’hygiène qui sert par ailleurs à venir à bout de la mauvaise haleine.
Quand consulter
Quand les aphtes sont peu nombreux, des soins locaux suffisent et la consultation n’a rien d’indispensable. Prenez en revanche rendez-vous avec votre médecin dans les situations suivantes (ameli.fr, Aphtes de la bouche : que faire et quand consulter) :
- l’aphte met plus de 2 semaines à cicatriser ;
- il mesure plus de 1 cm de diamètre, ou les lésions sont très nombreuses ;
- vous avez de la fièvre ou une grande fatigue ;
- d’autres signes inhabituels apparaissent : diarrhée, douleurs articulaires, maux de tête ;
- des lésions semblables se déclarent ailleurs, en particulier sur les organes génitaux ;
- les aphtes sont apparus après le début d’un nouveau traitement médicamenteux.
Signalez aussi à votre médecin des poussées qui reviennent plusieurs fois par an. Une aphtose récidivante peut révéler une carence en fer, en vitamine B12, en zinc ou en vitamine B9, une maladie cœliaque, une maladie de Crohn, une maladie de Behçet ou un déficit immunitaire.
Dernière précision utile : une douleur qui vient de la dent elle-même, et non de la muqueuse, ne relève pas de cette page. Elle appelle d’autres gestes, que nous avons réunis dans nos remèdes contre le mal de dent.
Un aphte qui ne guérit pas n’est pas forcément un aphte : c’est la raison d’être de cette liste.
FAQ
Les aphtes sont-ils contagieux ?
Non. Les aphtes ne sont pas contagieux, et c’est précisément ce qui les distingue des ulcérations d’origine infectieuse comme le bouton de fièvre ou la varicelle. Vous pouvez embrasser vos proches et partager vos couverts sans crainte de transmettre quoi que ce soit.
Combien de temps dure un aphte géant ?
Bien plus longtemps qu’un aphte ordinaire. Ces formes particulières mesurent de 1 à 2 cm et demandent environ un mois pour cicatriser, en laissant parfois des marques définitives. Un aphte de cette taille justifie une consultation, sans attendre le délai de 2 semaines.
Ces remèdes conviennent-ils aux enfants ?
Pas tous, et c’est important. La myrrhe est déconseillée avant 12 ans, les produits de la ruche comme la propolis sont à éviter chez l’enfant asthmatique ou au terrain atopique, le miel est interdit avant 1 an, l’aloe vera est écarté chez l’enfant par précaution, et aucune huile essentielle pure ne doit être appliquée dans la bouche. Restent le yaourt nature, l’huile de coco et les bains de bouche tièdes, ces derniers à condition que l’enfant sache recracher. Parmi eux, tenez-vous-en au bicarbonate bien dilué ou à l’eau salée : les infusions de plantes n’ont pas d’usage établi chez l’enfant, avant 12 ans pour la camomille et avant 18 ans pour la sauge.
À noter également : les anesthésiques locaux vendus contre les aphtes ne doivent jamais être utilisés chez l’enfant ni chez les personnes âgées (ameli.fr, Aphtes de la bouche : que faire et quand consulter). Appliqués de façon étendue, ces gels endorment la bouche au point de gêner la déglutition, avec un risque de fausse route et de morsures graves de la langue et des joues.
Chez le tout-petit enfin, une bouche douloureuse n’est pas toujours un aphte : avant l’âge de 2 ans, pensez d’abord à la poussée dentaire.
Ces remèdes sont issus du livre « Ma Bible des remèdes naturels » de Virginie Verglas, fondatrice de Grands-Mères.net.
Virginie Verglas
Journaliste et autrice, Virginie a fondé Grands-Mères.net en 2012. Son nouveau livre, « Ma Bible des remèdes naturels », vient de paraître.