Quels sont les bienfaits de l’ail et comment l’utiliser au quotidien ?
L’ail, ce bulbe aux arômes puissants, est bien plus qu’un simple ingrédient culinaire. Cultivé depuis des millénaires, il est reconnu pour ses nombreuses vertus médicinales et nutritionnelles. Voici les bienfaits de l’ail pour la santé, ses propriétés nutritionnelles, ses utilisations variées en cuisine et en médecine naturelle, ainsi que les précautions à prendre pour en tirer le meilleur parti.
L’ail est reconnu depuis des siècles pour ses vertus médicinales. Les recherches modernes se sont penchées sur plusieurs de ces bienfaits traditionnels, avec des résultats inégaux.
1. Protection cardiovasculaire
L’ail est particulièrement bénéfique pour la santé cardiovasculaire. Ses effets sont multiples :
- Réduction modeste mais significative de la tension artérielle chez les personnes hypertendues.
- Diminution légère des taux de cholestérol et de triglycérides sanguins.
- Amélioration de la circulation sanguine grâce à son effet vasodilatateur et fluidifiant.
- Réduction de la formation de plaques d’athérosclérose dans les artères.
L’Agence européenne du médicament reconnaît l’ail en usage traditionnel, en complément pour prévenir l’athérosclérose chez l’adulte (EMA). Il ne remplace jamais un traitement contre la tension ou le cholestérol : nous le détaillons dans notre page sur l’ail et le cœur.
2. L’ail et le rhume
L’ail fait partie des remèdes de l’hiver, et l’Agence européenne du médicament le reconnaît en usage traditionnel pour soulager les symptômes du rhume (EMA).
3. L’ail et le diabète
Quelques études se sont intéressées à l’ail et à la glycémie, sans résultat qui permette d’en faire un remède : nous n’avons trouvé aucune agence de santé qui reconnaisse cet usage. Si vous êtes diabétique, l’ail se mange comme pour tout le monde, mais les compléments d’ail ne remplacent jamais votre traitement, et ils se discutent avec le médecin (voir les interactions plus bas).
Comment consommer l’ail pour profiter au mieux de ses bienfaits ?
Pour tirer le meilleur parti des vertus de l’ail, il est important de savoir comment le consommer de manière optimale.
L’ail cru : le champion des bienfaits
L’ail cru est la forme la plus puissante en termes de bénéfices pour la santé. En effet, c’est sous cette forme que l’allicine, principal composé actif de l’ail, est le plus présent. Voici quelques conseils pour consommer l’ail cru :
- Écrasez ou hachez finement l’ail pour libérer l’allicine
- Laissez reposer l’ail écrasé pendant 10 à 15 minutes avant de le consommer pour maximiser la formation d’allicine
- Incorporez l’ail cru dans des vinaigrettes, des sauces froides ou des dips
L’ail cuit : des bienfaits préservés
Bien que la cuisson réduise certains composés bénéfiques de l’ail, elle n’élimine pas complètement ses vertus. Pour préserver au mieux les propriétés de l’ail lors de la cuisson :
- Ajoutez l’ail en fin de cuisson, environ 5 à 10 minutes avant la fin
- Évitez de faire brûler l’ail, ce qui pourrait produire des composés nocifs
- Optez pour des cuissons douces comme la cuisson à la vapeur ou à basse température
Les suppléments d’ail : une alternative pratique
Pour ceux qui n’apprécient pas le goût ou l’odeur de l’ail, ou qui souhaitent en consommer de façon plus régulière, les suppléments d’ail peuvent être une option intéressante. On trouve sur le marché :
- Des gélules d’ail désodorisé
- Des extraits d’ail vieilli
- Des huiles d’ail
Il est important de choisir des suppléments de qualité, standardisés en allicine ou en composés soufrés, et de respecter les dosages recommandés.
Précautions et contre-indications : l’ail n’est pas pour tout le monde
Malgré ses nombreux bienfaits, l’ail peut ne pas convenir à certaines personnes ou dans certaines situations.
Effets secondaires potentiels
Une consommation excessive d’ail peut entraîner certains désagréments :
- Troubles digestifs : brûlures d’estomac, flatulences, nausées
- Mauvaise haleine persistante
- Réactions cutanées en cas d’application locale d’ail frais
Il est recommandé de ne pas dépasser une consommation de 1 à 2 gousses d’ail par jour pour éviter ces effets indésirables.
Interactions médicamenteuses
L’ail peut interagir avec certains médicaments, surtout sous forme de compléments, plus concentrés que l’ail de la cuisine. Si vous en prenez un, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien avant tout complément d’ail :
- Les anticoagulants et les antiagrégants plaquettaires (l’aspirine à faible dose, par exemple) : l’ail peut allonger le temps de saignement
- Les antidiabétiques : l’ail peut potentiellement augmenter leur effet hypoglycémiant
- Certains antirétroviraux utilisés dans le traitement du VIH
Contre-indications
L’ail est déconseillé ou à consommer avec précaution dans les cas suivants :
- Avant une intervention chirurgicale : la monographie européenne demande d’arrêter les compléments d’ail au moins 7 jours avant ; par prudence, nous conseillons deux semaines, et prévenez le chirurgien
- En cas de troubles de la coagulation
- Pendant la grossesse et l’allaitement : pas de compléments d’ail, faute de données (l’ail de la cuisine peut aussi modifier le goût du lait maternel)
- En cas d’allergie à l’ail (rare mais possible)
Ma Bible des remèdes naturels+ de 1 000 remèdes, recettes & conseils pour 60 maux du quotidienLes conseils de Grands-Mères
Pour profiter pleinement des bienfaits de l’ail tout en l’intégrant harmonieusement à votre alimentation, voici nos recommandations :
- Commencez par incorporer l’ail progressivement dans votre alimentation pour habituer votre système digestif.
- Privilégiez l’ail cru ou ajouté en fin de cuisson pour préserver au maximum ses propriétés bénéfiques.
- Variez les façons de le consommer : cru dans les vinaigrettes, rôti au four, en purée, etc.
- Associez l’ail à d’autres aliments santé comme l’oignon, le citron ou les herbes aromatiques pour une synergie nutritionnelle.
- Si vous craignez la mauvaise haleine, mâchez du persil frais ou des grains de café après avoir mangé de l’ail.
- Pour les personnes sensibles, optez pour des variétés plus douces comme l’ail rose ou l’ail noir.
Quand consulter ?
Parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien avant tout complément d’ail si vous suivez un traitement, en particulier un anticoagulant, un antiagrégant plaquettaire, un antidiabétique ou un traitement contre le VIH, et prévenez le chirurgien avant une opération. La tension, le cholestérol et le diabète se suivent avec le médecin : l’ail a sa place dans l’assiette, il ne remplace aucun traitement.
Virginie Verglas
Journaliste et autrice, Virginie a fondé Grands-Mères.net en 2012. Son nouveau livre, « Ma Bible des remèdes naturels », vient de paraître.