5 aliments à privilégier quand on a un diabète
Avant la liste : ce que l’alimentation peut et ne peut pas
Bien manger ne remplace pas un traitement, et aucun aliment ne fait baisser une glycémie comme le fait un médicament. Ce que l’alimentation change, c’est la façon dont le sucre arrive dans le sang au fil de la journée, et c’est déjà beaucoup : c’est l’un des trois leviers du diabète de type 2, avec l’activité physique et le suivi médical.
On ne modifie jamais son traitement parce qu’on a changé son alimentation. Si vos habitudes changent vraiment, c’est à votre médecin d’ajuster, pas à vous : c’est même l’une des situations où l’Assurance Maladie signale un risque d’hypoglycémie, au même titre qu’une activité physique non prévue.
Reconnaître une hypoglycémie : sueurs, pâleur, faim anormale, tremblements, palpitations, vertige, vision trouble, sensation de faiblesse. On se resucre aussitôt, « l’équivalent de 15 g de sucre (3 morceaux de sucre) est préconisé », et on s’assoit quelques minutes (ameli.fr, Diabète : hypoglycémie, hyperglycémie et acidocétose).
Quels sont les aliments contre le diabète ?
Si vous êtes sujet au diabète, veillez à consommer des aliments riches en fibres mais avec un faible index glycémique. Ceci bien sûr sans négliger l’apport en nutriments, qui est essentiel. Voici cinq aliments qui ont leur place dans cette assiette-là.
Les légumineuses
Les légumineuses sont riches en fibres et ont un index glycémique bas. Dans la famille des légumineuses, on compte par exemple les lentilles, les haricots secs ainsi que les pois chiches.
Astuces : Pour mieux digérer les légumineuses, commencez par en consommer en petites quantités, pour ensuite augmenter les portions progressivement. Vous pouvez également ajouter à vos plats des épices qui favorisent la digestion (cumin, cardamome, curcuma, etc.).
Le brocoli
Le brocoli est peu calorique, riche en fibres et en eau, ce qui en fait un légume de choix dans une assiette qui compte. Loin de faire l’unanimité, le brocoli peut toutefois être consommé de plusieurs façons, comme en accompagnement de pâtes, en soupe ou en purée. Pour le déguster plus facilement, on peut également le cuisiner en poêlée avec des condiments ou de la sauce soja.
Nouveau
Ma Bible des remèdes naturels+ de 1 000 remèdes, recettes & conseils pour 60 maux du quotidienLes carottes
Sources importantes de bêtacarotène, crues et croquantes, les carottes rassasient pour peu de calories. On peut les déguster de plusieurs façons : en jus, en plat cuisiné à la vapeur ou crues, à l’apéritif avec une petite sauce au yaourt.
L’orge
Riche en vitamine E et en fibres solubles, l’orge est nutritive, et son index glycémique est bas. Enfin, elle est particulièrement digeste et peut être ajoutée à différents plats ou dans une soupe.
L’avocat
L’avocat contient des graisses mono-insaturées, très peu de sucres et beaucoup de fibres. C’est à ce titre qu’il a sa place ici, et non comme un remède. En outre, il est crémeux et peut se déguster facilement, accompagné d’une vinaigrette ou en tartine (guacamole). Petite astuce de grand-mère pour l’empêcher de brunir une fois préparé : il suffit de l’asperger de jus de citron.
Quand consulter, et quand appeler le 15 ?
Si les signes d’hypoglycémie ne cèdent pas : l’Assurance Maladie demande de refaire « une seconde mesure 15 minutes plus tard. Si votre glycémie n’est pas remontée, “resucrez-vous” de nouveau ».
« Si la situation semble s’aggraver, appelez le 15 ou faites-le appeler par un proche », écrit-elle. Elle précise qu’« exceptionnellement, des convulsions ou une perte de conscience peuvent survenir » (ameli.fr, Diabète : hypoglycémie, hyperglycémie et acidocétose).
On ne resucre jamais quelqu’un qui n’est pas parfaitement conscient, et on ne lui donne rien par la bouche, au risque d’une fausse route. Si la personne somnole, ne répond plus ou perd connaissance, c’est le 15 tout de suite, et rien d’autre.
Et une hypoglycémie qui se répète se signale à son médecin. C’est le signe qu’un ajustement est nécessaire, et cet ajustement est le sien : on ne modifie jamais son traitement soi-même.
À côté de l’assiette, les deux remèdes traditionnels qu’on associe au diabète, la feuille de myrtille et le fenugrec, demandent des précautions particulières : ni l’un ni l’autre n’est reconnu pour cet usage, et tous deux peuvent interférer avec un traitement. Six autres aliments complètent cette liste.
FAQ
Faut-il bannir les féculents ?
Non. Ils apportent l’énergie de la journée, et les supprimer expose plutôt à des fringales et à des écarts. Ce qui change les choses, c’est la quantité, la répartition et le choix : complets plutôt que raffinés, et accompagnés de légumes.
Le pain est-il permis ?
Oui, en quantité mesurée, et de préférence complet ou au levain. C’est le genre de question qui se règle avec une diététicienne, dont les consultations sont prises en charge dans le cadre du diabète.
Ces aliments font-ils baisser la glycémie ?
Ils ne la font pas baisser comme un médicament. Ils changent la façon dont le sucre arrive dans le sang au fil des repas, ce qui est utile, et qui n’est pas la même chose.
Faut-il acheter des produits « sans sucre » ?
Rarement utile. Beaucoup contiennent d’autres glucides ou des matières grasses en compensation, et ils coûtent plus cher qu’un produit ordinaire bien choisi.
Virginie Verglas
Journaliste et autrice, Virginie a fondé Grands-Mères.net en 2012. Son nouveau livre, « Ma Bible des remèdes naturels », vient de paraître.