6 aliments à privilégier quand on a un diabète
Avant la liste : ce que l’alimentation peut et ne peut pas
Bien manger ne remplace pas un traitement, et aucun aliment ne fait baisser une glycémie comme le fait un médicament. Ce que l’alimentation change, c’est la façon dont le sucre arrive dans le sang au fil de la journée, et c’est déjà beaucoup : c’est l’un des trois leviers du diabète de type 2, avec l’activité physique et le suivi médical.
On ne modifie jamais son traitement parce qu’on a changé son alimentation. Si vos habitudes changent vraiment, c’est à votre médecin d’ajuster, pas à vous : c’est même l’une des situations où l’Assurance Maladie signale un risque d’hypoglycémie, au même titre qu’une activité physique non prévue.
Reconnaître une hypoglycémie : sueurs, pâleur, faim anormale, tremblements, palpitations, vertige, vision trouble, sensation de faiblesse. On se resucre aussitôt, « l’équivalent de 15 g de sucre (3 morceaux de sucre) est préconisé », et on s’assoit quelques minutes (ameli.fr, Diabète : hypoglycémie, hyperglycémie et acidocétose).
Quels aliments privilégier en cas de diabète ?
On a longtemps appelé le diabète de type 2 « diabète de l’âge mûr ». L’expression est trompeuse : elle ne dit rien de l’âge auquel ce diabète apparaît. Ce qui reste vrai, c’est le trio qui le tient : l’activité physique, l’alimentation et le suivi médical. Voici six aliments qui ont leur place dans cette assiette-là.
La poire
Le premier de ces aliments est un fruit, la poire. En effet, elle est riche en fibres, et les aliments riches en fibres ont toute leur place dans cette assiette. Un fruit entier vaut mieux qu’un jus, parce qu’on garde justement ces fibres.
L’avocat
L’avocat apporte des graisses insaturées et des fibres, et très peu de sucres. On lui prête un effet favorable sur les lipides sanguins, ce qui compte parce que les maladies cardiovasculaires sont le premier enjeu du diabète de type 2 : le risque cardiovasculaire y est nettement plus élevé que chez une personne non-diabétique.
L’orge
L’orge devrait aussi faire partie du régime alimentaire d’une personne diabétique, car il a pour propriété d’avoir un indice glycémique faible. L’orge est riche en fibres solubles, ce qui ralentit l’arrivée du sucre dans le sang après le repas.
Nouveau
Ma Bible des remèdes naturels+ de 1 000 remèdes, recettes & conseils pour 60 maux du quotidienLe saumon
Le saumon est riche en protéines et en acides gras insaturés. Les repères alimentaires français conseillent du poisson deux fois par semaine, dont un poisson gras. Le saumon entre dans cette case, et le poisson gras compte particulièrement quand le risque cardiovasculaire est en jeu, ce qui est le cas dans le diabète de type 2.
Le brocoli
Le brocoli est aussi un légume à favoriser dans le régime des diabétiques, car il contient de la lutéine. Le brocoli est surtout un légume peu calorique et riche en fibres, ce qui suffit à justifier sa place.
La patate douce
Enfin, la patate douce a, selon les tables d’index glycémique, un index plus bas que la pomme de terre, à condition de la cuire à l’eau ou à la vapeur plutôt qu’au four.
Quand consulter, et quand appeler le 15 ?
Si les signes d’hypoglycémie ne cèdent pas : l’Assurance Maladie demande de refaire « une seconde mesure 15 minutes plus tard. Si votre glycémie n’est pas remontée, “resucrez-vous” de nouveau ».
« Si la situation semble s’aggraver, appelez le 15 ou faites-le appeler par un proche », écrit-elle. Elle précise qu’« exceptionnellement, des convulsions ou une perte de conscience peuvent survenir » (ameli.fr, Diabète : hypoglycémie, hyperglycémie et acidocétose).
On ne resucre jamais quelqu’un qui n’est pas parfaitement conscient, et on ne lui donne rien par la bouche, au risque d’une fausse route. Si la personne somnole, ne répond plus ou perd connaissance, c’est le 15 tout de suite, et rien d’autre.
Et une hypoglycémie qui se répète se signale à son médecin. C’est le signe qu’un ajustement est nécessaire, et cet ajustement est le sien : on ne modifie jamais son traitement soi-même.
Les deux remèdes traditionnels qu’on associe au diabète, la feuille de myrtille et le fenugrec, demandent bien plus de précautions que ces six aliments, et ils ne sont reconnus par aucune agence pour cet usage. La liste complémentaire d’aliments à privilégier est sur notre autre page.
FAQ
Faut-il supprimer complètement le sucre ?
Non, et ce n’est pas ce que recommande un diabétologue. Ce qui compte est la régularité des repas, la quantité et ce avec quoi le sucre est mangé : un fruit entier au milieu d’un repas n’a pas le même effet qu’un jus bu à jeun.
Ces aliments remplacent-ils un traitement ?
Non, jamais. Ils accompagnent un traitement et un suivi. Si votre alimentation change vraiment, dites-le à votre médecin : c’est à lui d’ajuster ce qu’il y a à ajuster.
Peut-on manger des fruits quand on est diabétique ?
Oui, et il n’y a aucune raison de s’en priver. Entiers plutôt qu’en jus, répartis dans la journée plutôt qu’en une fois, et à discuter avec le professionnel qui vous suit si vous avez un doute sur une quantité.
Et les produits « spécial diabétiques » ?
Ils coûtent plus cher et n’apportent rien qu’une alimentation ordinaire et variée n’apporte déjà. Lisez plutôt les étiquettes des produits courants.
Virginie Verglas
Journaliste et autrice, Virginie a fondé Grands-Mères.net en 2012. Son nouveau livre, « Ma Bible des remèdes naturels », vient de paraître.